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Voir également: dévorant, dévorante, adjectif 
Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

Dévoirant

ou

dévorant2

substantif masculin
* Mot issu de l'entrée DEVOIR
Ouvrier, membre de l'association des Compagnons du Devoir. Dévorant, terme du compagnonnage, qui nous a légué une petite ménagerie assez intéressante, il y avait le singe, le lapin, le renard de liberté, le loup, etc., c'est assez logique d'avoir le dévorant (Poulot, Sublime, 1872, p. 92). [Chez Balzac Dévorants s'applique aux membres d'une société secrète imaginée par l'auteur. Il la met en parallèle avec l'association des Compagnons du Devoir tout en l'y opposant. ] Il y aurait beaucoup de choses curieuses à dire sur les « Compagnons du Devoir », les rivaux des Dévorants, et sur toutes les différentes sectes d'ouvriers (Balzac, Hist. des treize, 1833, préf. p. 13). Comme le remarque l'éditeur : « il est visible, d'ailleurs, que Balzac songe au sens du verbe dévorer : son « chef des Dévorants » (...) sera un homme de proie ».Rem. On rencontre en outre l'adj. dévorantesque forgé par Balzac sur Dévorants. Ferragus est, suivant une ancienne coutume, un nom pris par un chef de Dévorants. Le jour de leur élection, ces chefs continuent celles des dynasties dévorantesques dont le nom leur plaît le plus (Id., ibid., p. 12). — [devwaʀɑ̃], [devɔʀɑ̃]. La majorité des dict. enregistre les 2 formes en soulignant que dévorant est une altération de dévoirant. Cf. Lar. 19e qui ajoute : « on dit plus ordinairement mais moins bien dévorant », Nouv. Lar. ill., Lar. 20e, Littré qui note que la forme dévorant donne au mot une coloration péj., Quillet 1965. Ds Guérin 1892 la forme dévoirant est qualifiée de rare. Ds DG et Lar. encyclop. c'est la forme dévorant qui est enregistrée comme vedette, dévoirant ne justifiant plus qu'une rem. ou une vedette de renvoi. — 1res attest. av. 1850 subst. devorant « ouvrier compagnon du devoir » (Ch. de Bernard, La Peau du lion, XII ds Littré); 1864 devoirant ou devorant (Littré); de devoir3 au sens de « association d'ouvriers compagnons »; suff. -ant*; écrit dévorant par attraction paronymique de dévorant adj., peut-être en raison des banquets qui les réunissaient périodiquement ou de l'âpreté avec laquelle ils défendaient le quasi-monopole de l'emploi pour leurs membres.