Logo Portail
Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

DÉVERBAL, AUX,

substantif masculin
GRAMM. et LING. « On pourrait appeler déverbaux (ou, selon d'autres, postverbaux) les substantifs exprimant l'action et dont le suffixe est zéro par rapport au verbe correspondant : crier/cri, appeler/appel, avouer/aveu, etc. » (Trav. Ling. Litt. Strasbourg, t. 8, 1970, n° 1, p. 167). Anton. dénominatif (cf. Mar. Lex. 1933, p. 66).
Remarque : 1. Déverbaux, à l'index de la Gramm. Lar. 1964, renvoie au § 72 « la dérivation impropre », mais désigne par dérivation inverse le procédé de formation d'un déverbal, § 65; cf. aussi dérivation régressive ou rétrograde ds Grev. 1964. 2. Le synon. déverbatif, ive, adj. et subst. masc. est signalé par Lar. encyclop. 1961, Rob. Suppl. 1970, Lar. Lang. fr., Mar. Lex. 1961 et Ling. 1972 qui lui donne un sens particulier : Dans la terminologie de E. Benveniste (...) un verbe dérivé d'un verbe; (...) le latin cantare « chanter » est un déverbatif de canere « chanter ».
Prononciation
[devεʀbal], plur. [-bo].
Étymologie et histoire
1933 (Mar. Lex.). Dér. de verbe*; préf. dé-*; suff. -al*.
Bibliographie
Benveniste (É.). Les Verbes délocutifs. In : [Mél. Spitzer (L)]. Berlin, 1958, p. 57 (s.v. déverbatif).