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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

DÉSENLACER

verbe transitif
A. —Vx. Tirer des lacs, des lacets (un animal, en particulier un oiseau); p. ext., défaire les liens (de quelqu'un). Désenlacer un oiseau. Désenlacer un prisonnier (Lar. Lang. fr.).
Remarque : Ce sens n'est attesté que par des dict. (Ac. Compl. 1842, Littré, Guérin 1892, Lar. Lang. fr., Besch. 1845, Lar. 19e -Lar. encyclop., Quillet 1965).
B. —Usuel.[Implique l'existence de deux êtres] Faire cesser l'enlacement*. La fatigue nous désenlace... (Coppée, Poés., t. 1 Reliquaire, 1865, p. 22). Tout à coup, ses bras me désenlacèrent (Mirbeau, Journal femme ch., 1900, p. 150).
— Emploi pronom. réfl. Leurs bras se désenlacent. Un couple très jeune, que je crois évadé, s'enlace et se désenlace, à moitié endormi (Alain-Fournier, Corresp., [avec Rivière], 1905, p. 14).
• P. métaph. « Les idées (...) tourbillonnent en s'entrelaçant et se désenlaçant sans cesse et toujours » (Verlaine, Œuvres compl. , t. 5 Confess., 1895, p. 38).
Prononciation et orthographe
[dezɑ̃lase], (je) désenlace [dezɑ̃las]. Ds Ac. 1878. Conjug. prend une cédille devant a et o : je désenlaçais(), nous désenlaçons.
Étymologie et histoire
1579 desenlassé « délivré de ce qui enlaçait » (Boyssières, Troisièmes œuvres, p. 31 ds Hug.); 1584 desenlacer (du Bartas, 2e Semaine, 3e Jour, les Peres, p. 317, ibid.). Dér. de enlacer*; préf. dé(s)-*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 6.