DÉRAILLEMENT
substantif masculinA. —CH. DE FER. Accident survenant sur une voie ferrée quand un ou plusieurs véhicules sortent des rails. C'est l'état de la voie qui joue le rôle principal dans les déraillements (, Cours ch. de fer, t. 2, 1894, p. 386). [Dans] un chemin de fer de mine (...) Un déraillement, au lieu d'entraîner des catastrophes, ne constitue qu'un accident sans importance (, Exploitation mines, 1905, p. 683).
B. —Au fig. Action de dévier, de s'écarter de son but, de s'engager dans l'erreur. Ne demandons pas trop aux hommes, dans ce moment de déraillement intellectuel, s'ils sont catholiques, protestants ou juifs (, M lle de la Quintinie, 1863, p. 149) :
Le dreyfusisme avait rendu Swann d'une naïveté extraordinaire et donné à sa façon de voir une impulsion, un déraillement plus notables encore que n'avait fait autrefois son mariage avec Odette... (, Le Côté de Guermantes 2, 1921, p. 582)
— En partic.,MUS. Fait de s'écarter de la ligne mélodique (cf. Schaeffner, Orig. instrum. mus., 1936, p. 314).
Prononciation et orthographe
[deʀajmɑ̃]. Ds Ac. 1878 et 1932. Cf. dérailler.
Étymologie et histoire
1. 1839 déraillement [en ital. dans le texte] (Journal de l'industriel, 7, 255 « Note sur les viaducs du chemin de fer de Newcastle » ds Wexler, p. 55, note 79); 1840 dérailement (Système de M. Arnoux, 57, ibid., note 81);
2. 1855, 2 sept. (Goncourt, Journal, I ds M. Fuchs, Lexique du Journal des Goncourt, 1912 : L'avant deux d'un ataxique avec l'affreux déraillement des jambes); 1863 déraillement intellectuel (Sand, loc. cit.). Dér. du rad. de dérailler*; suff. -ment1 *.
2. 1855, 2 sept. (Goncourt, Journal, I ds M. Fuchs, Lexique du Journal des Goncourt, 1912 : L'avant deux d'un ataxique avec l'affreux déraillement des jambes); 1863 déraillement intellectuel (Sand, loc. cit.). Dér. du rad. de dérailler*; suff. -ment1 *.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 21.