DÉPRIMANT, ANTE,
participe présent et adjectifI. —Part. prés. de déprimer*.
II. —Adj.[Le suj. est un agent extérieur à la pers.] Qui déprime, qui affaiblit. Climat déprimant; chaleur, ville déprimante. Synon. débilitant. Mais dehors, c'est la pluie, la déprimante, la noire et désolante pluie méridionale (, Music-hall, 1913, p. 99). La déprimante cohue des transports en commun (, Charte Ath., 1957, p. 54).
— P. ext.[Le suj. est inhérent à la pers.] Qui abat, qui rend triste, morose. Doute, rêve déprimant; anxiété, émotion, fatigue, insomnie, pensée, solitude déprimante :
Cette idée que tout est dit n'est point déprimante ; bien au contraire, tonique. Le paradoxe humain c'est que tout est dit et que rien n'est compris. (, Propos, 1922, p. 438)
— Emploi subst. Le catholicisme jouerait tout à la fois le rôle d'un révulsif et d'un déprimant (, En route, t. 1, 1895, p. 68).
Prononciation et orthographe
[depʀimɑ̃], fém. [-ɑ̃:t]. Ds Ac. 1932.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 79.
Bibliographie
Arveiller (R.). R. Ling. rom. 1972, t. 36, n° 141/142, p. 227. — Gohin 1903, p. 234. — Quem. 2e s. t. 2 1971; Fichier.