DÉPRÉCATIF, IVE, DÉPRÉCATOIRE,
adjectif... quand est venu le moment de la prière déprécatoire, il m'a pris la main, l'a posée sur l'autel et, par trois fois, il a clamé : « Que les projets et que les desseins de l'ouvrier d'iniquité qui a fait l'envoûtement contre vous soient anéantis; ... » (, Là-bas, t. 2, 1891, p. 180)
— THÉOL. Forme déprécative. Manière d'administrer un sacrement en forme de prière. La forme de l'absolution (...) peut être déprécative (forme orientale) ou indicative (forme latine) (Théol. cath., t. 14, 11939, p. 570).
Remarque : On rencontre ds la docum. l'adv. déprécativement. D'un ton doux, inclinant la tête déprécativement, pour atténuer ce que cette exigence avait d'excessif (Malègue, Augustin, t. 2, 1933, p. 278).
Prononciation et orthographe
[depʀekatif], fém. [-i:v]; seule transcr. de déprécatoire ds Littré et DG : dé-pré-ka-twār. Déprécatif ds Ac. 1694-1762.
Étymologie et histoire
I. Déprécatif 1370 deprecatif ou depriant « qui a l'habitude de prier » (Nicole Oresme, Le Livre de Ethiques d'Aristote, éd. A. Menut, 78 c, p. 255); 1550 oraison deprecative (J. Le Blond, trad. de Th. Morus, L'Isle d'Utopie, L. II, 100 v° ds Hug.).
II. Déprécatoire 1458 (Mistère du vieil Testament, éd. J. de Rothschild, 3729). I empr. au b. lat. deprecativus « propre à fléchir par la prière » et « qui sert à prier, à implorer ». II empr. au lat. chrét. deprecatorius adj. « suppliant ».
II. Déprécatoire 1458 (Mistère du vieil Testament, éd. J. de Rothschild, 3729). I empr. au b. lat. deprecativus « propre à fléchir par la prière » et « qui sert à prier, à implorer ». II empr. au lat. chrét. deprecatorius adj. « suppliant ».
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 2.