DÉHARNACHER
verbe transitif1. Les chevaux usbecks étant déharnachés, il [Michel] allait donc pouvoir prendre une certaine avance sur les cavaliers du détachement. (, Michel Strogoff, 1876, p. 234)
— P. anal., en emploi pronom. réfl., fam. Se débarrasser d'un vêtement, d'un accessoire gênant ou encombrant. C'est sans doute à cause de son corset qu'elle tenait à se déharnacher (, Là-bas, t. 2, 1891, p. 44). Porchon, sans hâte se déharnacha, secoua son képi ruisselant (, Boue, 1921, p. 22) :
2. ... Numa ne pouvait empêcher Méjean de courir à ses visites (...) pas plus qu'il ne pouvait interdire à son huissier d'aller se déharnacher dans sa famille de son épée et de sa culotte courte. (, Numa Roumestan, 1881, p. 300)
Prononciation et orthographe
[deaʀnaʃe], (je) déharnache [deaʀnaʃ]. h aspiré ds Fér. 1768, Fér. Crit. t. 1 1787 (qui rejette l'orth. désharnacher), Littré et Passy 1914. Admis ds Ac. 1694 et 1718 s.v. desharnacher avec la rem. : « l'h s'aspire », alors que pour Fér. cette graph. empêche l'aspiration; ds Ac. 1740-1798 sous la forme mod. avec la même rem. pour h ; ds Ac. 1835-1932 sous la forme mod. sans précision pour h. Cf. déhanché et dé-1 .
Étymologie et histoire
1155 deshenechier « ôter les cordes qui retiennent les voiles » (Wace, Brut, éd. I. Arnold, 11210); 1380 desharnaquier [un cheval] (S. Mauvis, A.N. MM 30, f° 155 r° ds Gdf. Compl.); 1534 desarnacher (J. Calvin, La Bible française, Genèse, 21 (LVI, 35) ds Hug.). Dér. de harnacher*; préf. dé-*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 1.
Dérivés