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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

DÉDALÉEN, ÉENNE,

adjectif
Littéraire
A. — Construit par Dédale.
B. — Qui tient du dédale. Réseau, antres dédaléen(s). Synon. inextricable. L'enchevêtrement dédaléen de ces quatre rues (Hugo, Misér., t. 2, 1862, p. 311).
— Au fig. Secret dédaléen. Synon. déroutant, mystérieux. La dédaléenne combinaison des lois physiques (Richepin, Contes décad. romaine, 1898, p. 172).
Remarque : On rencontre ds la docum. les adj. synon. a) Dédalien, ienne. Fouillis dédalien d'amarres (Verhaeren, Villes tentac., 1895, p. 133). Au fig. Les beaux-arts et la poésie (...) doivent être des industries singulières et par un coin secrètes (...) des savoir-faire dédaliens, où n'atteint pas le grand nombre (Sainte-Beuve, Portr. contemp., t. 2, 1846-69, p. 392). b) Dédalique. Au fig. De combien de dédaliques problèmes la plus modeste fleur n'est-elle point la solution (Gide, Journal, 1929, p. 924). Dédalique en terme d'archéologie qualifie aussi l'art grec archaïque dont les œuvres les plus anciennes étaient mythiquement attribuées à Dédale et à une école de sculpteurs dits « dédalides » (d'apr. Lar. encyclop.).
Prononciation
[dedaleε̃], fém. [-leεn].
Étymologie et histoire
1832 (Hugo, N.-D. Paris, p. 14). Dér. de dédale*; suff. -éen*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 7.
Bibliographie
Mat. Louis-Philippe 1951, p. 315 (s.v. dédalien).