DÉDAIGNÉ, ÉE,
participe passé et adjectifI. —Part. passé de dédaigner*.
II. —Emploi adj. Objet de dédain. Synon. méprisé. Je languis dès long-temps plaintive et dédaignée (, Mort Henri IV, 1806, II 1 p. 360). Dans les rangs dédaignés et pauvres de l'infanterie (, Serv. et grand. milit., 1835, p. 62). Un commis, assez dédaigné, à qui je serrais toujours la main (, Chute, 1956, p. 1491) :
... de tous ces préceptes, je doute si le plus dédaigné n'est pas celui qui nous enjoint de vingt fois sur le métier remettre notre ouvrage. (, Journal, 1946, p. 291)
— Emploi subst. Personne dédaignée. Tous les dédaignés du judaïsme orthodoxe étaient ses préférés [de Jésus] (, 1863, p. 192). Cette fille qui, pour se préparer à la dure vie des dédaignées, ne savait que s'envelopper de la part originelle de sa race (, Jard. Bérén., 1891, p. 41).