DÉCEPTIF
adjectif1. Anglicisme. (Latinisme) Trompeur.
« Nostre dit cousin de Bourgogne a pris son chemin par voies deceptives et frauduleuses. » (Enguerrand de Monstrelet I, 122, XVᵉ siècle)
« Avecques leurs paroles deceptives et pleines de vent, les flateurs enflent une ame ainsi qu’un ballon. » (François Lanoué 330, XIVᵉ s.)
« Mais pas ne suis assez vindicatif pour un tel cueur si faux et deceptif. » (Marot I, 360, XIVᵉ siècle)
« Ce présent déceptif [d’une robe empoisonnée] a bu toute leur force [des poisons], Et, bien mieux que mon bras, vengera mon divorce » (Pierre Corneille, Médée, IV, 2)
« En outre, l’espace cache un double piège : celui de son évidence et celui de son attrait. Attirant - rares en effet les campagnes qui soient laides, à plus forte raison en zone de montagne, la nature toujours nous y enchante -, il incite et invite le voyageur, fût-il averti et attentif, à trop lui faire dire, à trop lui faire confiance, à voir du bucolique en lieu et place du tragique, de la permanence plutôt que du changement. À l’inverse parfois déceptif, l’espace est toujours à même de mentir. L’enquête de terrain est là, justement, pour aller voir derrière l’évidence. » (Martin de la Soudière, Poétique du village. Rencontres en Margeride, Stock, 2010, pages 205-206)
« Une marque est considérée comme déceptive si elle est de nature à induire le public en erreur sur la qualité, l’origine ou la nature du produit. » (Définition en mercatique)
« Éloquence déceptive. »
« Moyens déceptifs. »