CUPR-, CUPRI-, CUPRO-,
élément préfixeA. —CHIM. et MINÉR.
1.Cupr- + subst. autonome ou élément suff. à valeur subst. ou adj. : : « Dissolution ammoniacale de cuivre ». Synon. cuproammoniaque, liqueur cuproammoniacale, liqueur de Schweitzer.Attesté ds Rob. Suppl. 1970
: « Hydrosol de cuivre ». L'hydrosol de cuivre se trouve dans le commerce sous les noms de cuprose (, Traité pharm. chim., t. 1, 1929, p. 450). Rem. V. également cuprique et cuprite.
cuprammonium
substantif masculincuprose
substantif masculin2.Cupri- + élément suff. d'orig. lat. à valeur adj. V. cuprifère.
3.Cupro- + subst. ou adj. autonome ou élément suff. à valeur subst. : : Liqueur cuproammoniacale (cf. supra cuprammonium).Attesté ds Pt Lar. 1906, Lar. 20e, Rob., Lar. encyclop. et Quillet 1965
: « Dissolution ammoniacale de cuivre » (cf. supra cuprammonium).Attesté ds Lar. 19e Suppl. 1890, Nouv. Lar. ill., Lar. 20e, Lar. encyclop. et Quillet 1965
: [En parlant d'un sel] « Qui contient du cuivre et de l'ammonium ». La base cuproammonique (...) à partir de l'hydrate cuivrique et de l'ammoniac (Journal de chim. et de phys., 1903-04, p. 556). Attesté par Ac. Compl. 1842, Besch. 1845, Lar. 19e, Lar. 20e et Lar. encyclop.
: « Bactéricide constitué par le cyanure de cuivre et de potassium » (Duval 1959). Un composé cyanique, le cuprocyan, où le cuivre est complètement masqué (, Nouv. Traité Méd., 1925, p. 254)
: « Combinaison d'iode, de cuivre et de cholestérine » (Roger ds Nouv. Traité Méd., 1925, p. 254)
: « Produit vert bleuté obtenu par l'action du carbonate de calcium sur une solution de sulfate de cuivre » (Duval 1959 ; cf. aussi Coffignier, Coul. et peint., 1924, p. 468)
: « Film de cellulose obtenu par le procédé au cuivre » (Duval 1959). La perméabilité de la cuprophane est double de celle de la cellophane (Journal de chim. et de phys., 1936, p. 68)
: [En parlant d'une solution] « Qui contient du cuivre et de la potasse ». Synon. Liqueur de Fehling. On dose le glucose au moyen de la liqueur cupro-potassique (, Malt. brass., 1934, p. 599). Attesté ds Ac. Compl. 1842, Besch. 1845, Littré, Lar. 19e, Guérin 1892, Lar. encyclop. et Quillet 1965
: « Sulfate de cuivre ammoniacal » (cf. Lebeau, Courtois, Traité pharm. chim., t. 1, 1929, p. 182). Cuprosulfate d'ammoniaque
: « Phosphate hydraté d'uranium et de cuivre » (Lar. 20e). Synon. chalcolite.Attesté ds Lar. 19e Suppl. 1890, Guérin 1892, Nouv. Lar. ill. et Lar. encyclop.; cf. aussi Mme P. Curie, Traité radioact., t. 2, 1910, p. 460.
cuproammoniacale
cupro-ammoniacale
adjectif féminincuproammoniaque
substantif féminincuproammonique
cupro-ammonique
adjectifcuprocyan
substantif masculincuproiodose
substantif masculincuprolithone
(gr. λίθος « pierre »)substantif masculincuprophane
(élément suff. -phane*)substantif féminincupropotassique
cupro-potassique
adjectifcuprosulfate
substantif masculincuprouranite
cupro-uranite
substantif fémininB. —MÉTALL.[Le 2e élément est un subst. désignant un métal ou un produit métallique] : : « Alliage à base de cuivre ». Des « entretoises » creuses en cupro-alliage ou en acier (, Not. matér. roulant ch. de fer, 1951, p. 37). Attesté ds Lar. encyclop.
: « Alliage de cuivre et d'aluminium ». Synon. bronze d'aluminium (cf. Colas-Cab. 1968).Attesté ds Lar. encyclop. et Rob. Suppl. 1970
: « Alliage de cuivre et de nickel ». Des pièces en argent ou en nickel [sinon en cupro-nickel] (, Crédit et banque, 1945, p. 34). Attesté ds Lar. 20e et son Suppl., Lar. encyclop., Quillet 1965 et Rob. Suppl. 1970
: « Alliage de cuivre et de silicium ». Employer comme désoxydant le silicium, généralement sous une forme de cuprosilicium fusible (, Traité métall. gén., 1923, p. 187). Attesté ds Lar. encyclop.
cupro-alliage
substantif masculincupro-aluminium
substantif masculincupronickel
cupro-nickel
substantif masculincuprosilicium
substantif masculinRemarque : Sont attestés ds les dict. cuproferromanganèse (Quillet 1965), cuproplomb, cupro-plomb (Lar. encyclop. et Colas-Cab. 1968).
Remarque : 1. C'est sur un étymon voisin, corresp. à l'adj. lat. cupreus « de cuivre », qu'est formé cupréine, subst. fém. « Sulfate naturel de cuivre » (Lar. 20e). Un nouvel alcaloïde qu'ils appelèrent cupréine (Wurtz, Dict. chim. pure et appl., t. 2, 2e suppl., 1894, p. 1497). Attesté ds Guérin 1892, Nouv. Lar. ill. et Quillet 1965. 2. Les allomorphes de l'actuel élément préf. ont progressivement remplacé les anciens éléments préf. cuivro- et cuprico-, qui ne sont plus attestés ds les dict. gén. et techn. après Lar. 20e.
Prononciation et orthographe
[kypʀi-]; [kypʀɔ-]. L'usage orth. concernant la plupart de ces mots composés (sauf ceux de A 1) est flottant : les éléments composants sont reliés ou non par un trait d'union. Certains dict. étendent à tous les mots le trait d'union (p. ex. Rob. et Colas-Cab. 1968); d'autres (p. ex. Quillet 1965) ne l'emploient jamais; certains réservent le trait d'union devant un 2e élément à initiale vocalique (p. ex. Duval 1959 et Lar. encyclop.). Dans sa liste des mots retenus pour sa prochaine éd., l'Ac. écrit cupronickel.