COURT-VÊTU, UE,
adjectif... il avisa, toute glacée sous une porte cochère, une mendiante de treize ou quatorze ans, si court-vêtue qu'on voyait ses genoux. La petite commençait à être trop grande-fille pour cela. La croissance vous joue de ces tours. La jupe devient courte au moment où la nudité devient indécente. (, Les Misérables, t. 2, 1862, p. 149)
— P. métaph. La duchesse. — Votre prétendu gendre en est bien court-vêtu [de la vertu] (, Diane, 1852, p. 32). Le style (...) est court-vêtu en quelque sorte, sermo succinctus, il s'y voit je ne sais quel air cavalier et beaucoup de désinvolture (, Gds écriv. fr. : XIX e s., Philosophes, 1869, p. 35).
— P. ext.[En parlant d'une partie du corps]Rare. La petite fille l'intéressait surtout [la bonne vieille] (...) sautillant parmi les flaques d'eau, avec ses jambes grêles court-vêtues (, Évangéliste, 1883, p. 32-33).
Prononciation et orthographe
[kuʀvety]. Ds Ac. 1932. Cf. court. Fém. et plur. court-vêtu(es).
Étymologie et histoire
Ca 1380 (Inv. de Louis I d'Anjou ds Barb. Misc. VI, n° 10). Composé de court1 * avec valeur adv. et du part. passé de vêtir*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 7.