COURSON, ONNE,
substantif et adjectifLa taille longue, la taille Guyot, est heureusement employée en général : ou simple, avec un courson à deux yeux francs, d'où sortiront le bois de remplacement et la branche à fruits; ou double, établie sur deux coursons et deux branches à fruits. (, Le Livre de raison, 1925, p. 91)
— Branches coursonnes, ou p. ell. coursonnes. Branches destinées à porter la branche à fruits de l'année. Les coursonnes ou branches fruitières (, Arboric. et prod. fruit., 1961, p. 48).
Prononciation et orthographe
[kuʀsɔ̃], fém. [-sɔn]. Ac. 1762-1878 : courson ; Ac. 1932 : courçon. L'ensemble des dict. gén. admet les 2 graph. Cf. Besch. 1845, Lar. 19e -Lar. Lang. fr., Littré, Guérin 1892, Rob. Var. coursion ds Ac. Compl. 1842 et Lar. 19e.
Étymologie et histoire
1. 1537 courson « branche de vigne taillée court » (Ch. Estienne, Vinetum, Paris, p. 11 ds Roll. Flore t. 3, p. 225); 1863 subst. fém. coursonne (Littré);
2. 1690 courson « branche d'arbre taillée court » (La Quintinie, Instructions pour les jardins fruitiers ds Trév. 1704); 1862 branche coursonne (Carrière, Encyclop. hortic., p. 133). Dér. avec suff. -on*, par attraction de court*, du verbe a. fr. acorcier « raccourcir » (1130-50, Le Couronnement de Louis, éd. E. Langlois, vers 1159), dér. de cort, court*, préf. a-*, dés. -er.
2. 1690 courson « branche d'arbre taillée court » (La Quintinie, Instructions pour les jardins fruitiers ds Trév. 1704); 1862 branche coursonne (Carrière, Encyclop. hortic., p. 133). Dér. avec suff. -on*, par attraction de court*, du verbe a. fr. acorcier « raccourcir » (1130-50, Le Couronnement de Louis, éd. E. Langlois, vers 1159), dér. de cort, court*, préf. a-*, dés. -er.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 5.