Logo Portail
Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

CORPUSCULE

substantif masculin
A. —PHYS. Corps d'une extrême ténuité. Les corpuscules élémentaires, composés. Corpuscules constitutifs de l'atome (Bergson, Évol. créatr., 1907, p. 368). L'électron ou corpuscule, dont la masse est inférieure à 1/1000 de celle d'un atome d'hydrogène (Mme P. Curie, Traité radioact., t. 1, 1910, p. 44).
— Spéc. Corpuscules aériens. « La poussière n'étant formée que par le dépôt des corpuscules que charrie l'atmosphère, il en découle que son étude attentive n'est que l'analyse microscopique de l'air » (J. Rostand, Genèse vie, 1943, p. 90).
B. —MÉD. BIOL. Élément anatomique de très petites dimensions. Corpuscule articulaire, basal, viral; corpuscule du parasite charbonneux, de la variole. Les corpuscules-germes du vibrion septique (Pasteur, Travaux, 1878, p. 191). Les corpuscules du tact, sont sensibles à la pression, à la douleur, à la chaleur, et au froid (Carrel, L'Homme, 1935, p. 76).
Prononciation et orthographe
[kɔʀpyskyl]. Ds Ac. depuis 1694.
Étymologie et histoire
1. 1495 [1re éd.] corpusculle « petit corps humain (généralement pauvre, chétif) » (J. de Vignay ds DG); 1526 (J. Bouchet, Opusc., p. 82 ds Gdf. Compl.) — 1673, J. Chapelain ds Hunter ;
2.
a) 1555 « petite parcelle de matière » (P. La Ramée, Dialectique, I, 5 ds Gdf. Compl.), qualifié de « vieux » dep. Rob. 1953;
b) 1905 phys. « particule élémentaire provenant de la désintégration d'un atome » (Le Journal du radium, p. 353 : la particule négative la plus petite (...) appelée corpuscule négatif, électron);
3. 1749 anat. (Buffon, Hist. naturelle, t. 2, p. 125). Empr. au lat. corpusculum « atome » à l'époque class. et, en lat. impérial, au sens 1.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 78.
Bibliographie
Hasselrot 20e s. 1972, p. 84.