CORNÉE
substantif fémininA. —[Chez l'homme et les animaux supérieurs]
1.ANAT. Partie antérieure, transparente et convexe, de la tunique fibreuse de l'œil, ayant la fonction d'une lentille convergente. Épithélium, membranes, endothélium de la cornée; examen de la cornée; inflammation, maladie parasitaire, œdème, tache de la cornée; ulcères de la cornée.
2. Tunique externe de l'œil, formée par la sclérotique (blanc de l'œil, anciennement cornée opaque) et la cornée proprement dite. Les grandes cornées blanches [des Christs byzantins] (, Philos. art, t. 2, 1865, p. 302). La cornée de l'œil (p. plaisant.). [Gabriel] le regarda dans la cornée des œils (, Zazie, 1959, p. 112). Dans le blanc des yeux :
Le visage d'Agnès est frappé par la lune, les yeux ouverts, leur cornée brillante comme un éclat de porcelaine. (, La Modification, 1957, p. 211)
B. —ENTOMOL. « Partie distale dioptrique, plus ou moins biconvexe, de chaque ommatidie dans l'œil composé (...) dans les ocelles, partie de la cuticule transparente et dure qui forme [la lentille] » (Séguy 1967).
Remarque : Littré-Robin 1865 atteste cornéal, ale, aux, adj. De la cornée. Tissu, épithélium cornéal (ibid.).
Prononciation et orthographe
[kɔʀne]. Ds Ac. 1694-1932. Homon. corner, corné.
Étymologie et histoire
1314 tunique cornee (H. de Mondeville, La Chirurgie, 224, éd. A. Bos); cornee (ibid., 225). Empr. au lat. médiév. méd. cornea [s.ent. tunica], 1267 ds Latham.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 174.
Dérivés