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Voir également: coquebin, coquebine, adjectif 
Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

COQUEBIN, INE,

substantif et adjectif
Fam. et vx
I. —Subst. (masc. le plus souvent). Jeune personne, le plus souvent jeune homme niais, innocent. La niaiserie, la timidité des coquebins; avoir l'air d'un coquebin. Un très jeune coquebin, facilement amusable (Coppée, Franc-parler I, 1894, p. 147). La surveillance assidue par le clergé des coquebins et coquebines (Bernanos, Gde peur, 1931, p. 447) :
... je ne vois vraiment pas ce qui dans mon attitude, a pu vous autoriser à me traiter de coquebin. (Anouilh, La Répétition, 1957, II p. 42)
II. —Adj. Niais, naïf.
A. —[En parlant de pers.] Un air coquebin. [Paraître] bien jeunet et même un peu coquebin (Coppée, Franc-parler II, 1896, p. 180). Des conscrits chenus ou coquebins (A. Arnoux, Roi, 1956, p. 127).
B. —[En parlant de choses] [Écrire] une langue tout à la fois (...) coquebine et farouche (Huysmans, À rebours, 1884, p. 208). De coquebines et centenaires appréciations (Bloy, Journal, 1903, p. 148).
Prononciation
[kɔkbε̃].
Étymologie et histoire
1426 subst. (Lettre de grâce ds Sain. Sources t. 1, p. 80); ca 1610 (Beroalde de Verville, Moyen de parvenir, Fen, I, 118 ds Hug.), attest. isolées; repris au xixe s. (Balzac, Lettres Etr., t. 1, p. 127). Dér. de coq1 * d'apr. le caractère fanfaron attribué à cet animal et selon une suffixation assez obscure; peut-être issu, par substitution du suff. -in* à -ert, de coquebert (1223, cokebert, G. de Coincy, éd. F. Koenig, 1, Mir. 44, 513), lui-même dér. de coq1 * avec finale d'apr. les noms propres en (e)bert, ou bien issu directement d'une onomatopée du type cocobé imitant le cri de la poule (Sain. Sources, loc. cit.).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 7.