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Définition du dictionnaire le Littré (1873-1874, 1878)

CONSUMÉ, ÉE

(kon-su-mé, mée) participe passé
1.Détruit peu à peu.
« Ces restes d'un héros par le feu consumé » (Corn., Pomp. V, 1)
« Consumé par les vers » (Rac., Athal. III, 5)
« J'attendais que le temple en cendres consumé » (Id., ib. V, 2)
« Pensez-vous y traîner les restes d'une armée Vingt fois renouvelée et vingt fois consumée ? » (Id., Alex. V, 1)
« Près de ce gouffre horrible, épouvantable, Lieu de douleurs où le triste coupable Parmi des flots de bitume enflammé Brûle à jamais sans être consumé » (J. B. Rouss., Allégor. I, 1)
2.Fig. Consumé par les chagrins.
« Consumé de regrets » (Rac., Andr. I, 4)
« Consumé de travaux, appesanti par l'âge » (Volt., Alz. I, 1)
« Accablé de mépris, consumé de douleurs » (J. B. Rouss., Odes, I, 12)
« Le voyageur pourtant, le mortel égaré, Consumé par la faim, par la soif dévoré, Trouve en tout temps ici la tente de mon père » (Ducis, Abuf. II, 7)
3.Passé.
« Ce moment si cher, madame, est consumé à louer l'ennemi dont je suis opprimé » (Rac., Brit. II, 6)
« Il m'est honteux d'aimer, il vous l'est d'être aimée D'un homme dont la vie est déjà consumée » (Corn., Pulch. V, 3)