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Voir également: conspirateur, conspiratrice, adjectif 
Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

CONSPIRATEUR, TRICE,

substantif et adjectif
I. —Subst. Personne qui prépare secrètement (généralement avec d'autres) le renversement du pouvoir établi ou de ses représentants. Un conspirateur bonapartiste; les intrigues des conspirateurs; un air, des chuchotements, des mines de conspirateurs. Synon. comploteur, conjuré :
... les demoiselles du Palais-Égalité (...) regrettaient l'ancien État et ne s'en cachaient pas toujours. Plusieurs avaient été déjà guillotinées comme conspiratrices, ... (A. France, Les Dieux ont soif, 1912, p. 189)
Remarque : Le mot comme ses synon., a une connotation hist. archaïque ou iron. V. conspirer, conspiration.
II. —Emploi adj.
A. — Qui conspire. La phalange conspiratrice (...) pouvait en effet effaroucher (J. de La Varende, Cadoudal, 1952, p. 71).
B. — De conspiration. Des relations conspiratrices (Laforgue, Moralités légendaires, 1887, p. 25).
Remarque : On rencontre dans cet emploi la var. conspiratif, ive, adj. Une nécessité « conspirative » de s'emparer (Nizan, La Conspiration, 1938, p. 67).
Prononciation et orthographe
[kɔ̃spiʀatœ:ʀ], fém. [-tʀis]. Ds Ac. 1694-1932.
Étymologie et histoire
Fin xve s. conspirateur (de qqc.) « celui qui a machiné un forfait » (Chronique scandaleuse ds Bibliothèque de l'École des Chartes, 4e série, t. I, p. 434); 1574 « celui qui a fomenté un complot politique » (Lett. de Cathérine de Medicis, B.N. 3255, pièce 37, f° 45, ibid.). Dér. de conspirer*; suff. -(at)eur2 *; cf. lat. médiév. conspirator « celui qui conspire » (ca 1190 ds Latham).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 279. Fréq. rel. littér. : xixe s. : a) 637, b) 246; xxe s. : a) 395, b) 272.