Logo Portail
Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

CONSIDÉRABLE

adjectif
A. —Vieilli
1.[En parlant d'une pers.] Qui doit être considéré, dont on doit faire cas. Avec Lancelot, le plus considérable et le plus essentiel des maîtres de Port-Royal était M. Walon de Beaupuis (Sainte-Beuve, Port-Royal, t. 3, 1848, p. 494). Un des hommes [Saint-Hilaire] les plus considérables de notre Occident (Barrès, Mes cahiers, t. 12, 1919-20, p. 99).
2.[En parlant de choses abstr. ou concr.] Qui, pour une raison quelconque (valeur, importance) mérite d'être pris en considération :
— Oh! c'est une gracieuse bête, sans doute plus considérable pour sa propreté que pour sa grandeur, ... (Hugo, Notre-Dame de Paris, 1832, p. 525)
B. —P. ext., usuel (avec une nuance de moindre niveau de langue). Grand, important. Une somme, une dépense considérable. Le foie, beaucoup plus volumineux à cet âge, filtre une quantité considérable de bile (Cabanis, Rapports du physique et du moral de l'homme, t. 1, 1808, p. 225). L'accord du 7 août eut, pour la France libre, une importance considérable (De Gaulle, Mémoires de guerre, 1954, p. 81).
Prononciation et orthographe
[kɔ̃sideʀabI̥]. Ds Ac. 1694-1932.
Étymologie et histoire
1547 d'une chose « qui mérite d'être considéré, important » (J. Martin, Arch. Vitruve, p. 27 v° ds IGLF); 1633 d'une pers. (Corneille, Mélite, IV, 1, 1135). Dér. de considérer*; suff. -able*; cf. lat. médiév. considerabilis, 1290 ds Latham.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 3 286. Fréq. rel. littér. : xixe s. : a) 7 784, b) 4 104; xxe s. : a) 3 187, b) 3 216.