COMPUT
substantif masculin... les deux divinités du ciel (...) fixèrent la fête du printemps bien avant que l'Église eût dressé le comput, qui est le calcul de ces rencontres entre la lune des bourgeons et le soleil équinoxial. (, Propos, 1923, p. 476)
— P. ext. Ensemble des règles permettant de déterminer une date. Comput grégorien. Nouveau monde, nouvelle ère; le comput des années et les noms mêmes des mois sont changés (, Mémoires d'Outre-Tombe, t. 1, 1848, p. 158). Placer en tête de chaque fiche la date (ramenée au comput moderne) du document qui s'y trouve inscrit (, Introd. aux ét. hist., 1898, p. 84). Aux environs de l'an 1485 du comput chrétien (, Carnet de route du Juif Errant, 1931, p. 187).
Prononciation et orthographe
[kɔ̃pyt]. t final se prononce dans azimut, brut, cajeput, chut!, comput, lut, occiput, rut, scorbut, sinciput, ut, zut! (cf. Fouché Prononc. 1959, p. 405 et aussi Kamm. 1964, p. 174, 175 et Rouss.-Lacl. 1927, p. 171). Admis ds Ac. 1762-1932.
Étymologie et histoire
1584 (Thévet, Vies des hommes illustres, 136 ds R. Hist. litt. Fr., t. 6, p. 466 : comput ecclesiastique). Empr. au b. lat. computus « compte, calcul » (compte*) dér. de computare (compter*) ; d'une forme voisine compotus (Not. Tir. 96, 84 et 96, 85 ds TLL s.v. computus, 2185, 2) est issu l'a. fr. cumpoz (1119, Ph. de Thaon, Comput, éd. E. Mall, 47) attestée jusqu'au xvie s. 1537 ds Gdf., devenu compost (1267, Bibl. nat. fr. 25408 ds B. Soc. anc. textes fr., 1883, p. 103, 4 — Trév., répertoriée comme archaïque par Lar. 19e) par attraction étymologique d'un dér. de componere (compost*) FEW t. 2, p. 997.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 4.
Dérivés