COMMODE2
substantif fémininDu temps de l'infâme Louis XV, la décoration avait quelque chose de chinois. On faisait des commodes à gros ventre, à poignées contournées d'un aspect ridicule, qui ne sont bonnes qu'à être mises au feu pour chauffer les patriotes; la simplicité seule est belle. (, Les Dieux ont soif, 1912, p. 31)
— Toilette-commode ou commode-toilette, subst. fém. Meuble à tiroirs dont le dessus a été aménagé en lavabo. Il eut à douze ans une toilette-commode en palissandre (, Renée Mauperin, 1864, p. 59). Je tombe en arrêt devant la commode-toilette (, Claudine à l'école, 1900, p. 186).
Prononciation et orthographe
[kɔmɔd]. Ds Ac. 1718-1932. Homon. commode (adj.).
Étymologie et histoire
1708 (Inventaire du château de Versailles ds Havard, p. 889). Substantivation de commode1 * en raison du caractère éminemment pratique de ce meuble (créé probablement entre 1700 et 1705, v. Havard, loc. cit.) qui supplanta le coffre d'usage moins facile.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 459. Fréq. rel. littér. : xixe s. : a) 493, b) 746; xxe s. : a) 735, b) 689. (Commode-toilette. Fréq. abs. littér. : 2).
Bibliographie
Gottsch. Redens. 1930, p. 117. — Janneau (G.). La Commode. Vie Lang. 1972, pp. 567-569.