CICATRISÉ, ÉE,
participe passé et adjectifI. —Part. passé de cicatriser*.
II. —Adjectif
A. —MÉDECINE
1. Qui est dans l'état d'une plaie après la guérison. Synon. desséché, fermé. Une petite coupure demi-cicatrisée (, Nouvelles genevoises, 1839, p. 276).
2. Couvert de cicatrices.
Remarque : Certains dict. gén. (Lar. 19e, Guérin 1892, Nouv. Lar. ill., Lar. 20e, Lar. encyclop.) font une distinction sém. entre cicatricé « couvert de cicatrices » et cicatrisé « amené à l'état de cicatrice »; d'autres (Littré, Ac. 1878, DG) ne voient là qu'une différence historique. Cf. également B. Jullien, Le Langage vicieux corrigé, 1853, s.v. cicatricée (cette blessure est).
— P. ext.
a)BOT. Glyphis cicatrisé. « Espèce de lichen dont les apothécies offrent des impressions semblables à des cicatrices » (Lar. 19e, Nouv. Lar. ill.).
b)ENTOMOL. « Pourvu de rugosités imitant des cicatrices (Fauvel) » (Séguy 1967)
B. —P. anal. ou p. métaph. littér.
1.[En parlant d'un obj.] Qui est en mauvais état. Synon. déchiré, percé, rapiécé, troué. Son vieil habit partout cicatrisé (, Tabl. hist. et crit. de la poésie fr. et du théâtre fr. au XVI e s., 1828, p. 134).
2.[Le plus souvent en parlant du cœur ou de l'âme] Marqué par une souffrance. Cœur cicatrisé; âme cicatrisée.
Prononciation
[sikatʀize].