CHOUCHOU, OUTE,
substantifFam. Préféré, favori. Briand, futur chouchou du Vatican (, Bréviaire du journ., 1936, p. 146). Lucile était un peu mon chouchou (, Les Vacances de Maigret, 1948, p. 137) :
Sur un papier laissé sans doute intentionnellement dans un des catéchismes (...), une main maladroite avait dessiné une minuscule bonne femme avec cette inscription : « La chouchoute de M. le Curé ». (, Journal d'un curé de campagne, 1936, p. 1053)
Prononciation et orthographe
[ʃuʃu], fém. [ʃuʃut]. Ac. 1798-1878 écrit chou-chou ; cf. aussi Lar. 19e, Littré (qui donne sous cette forme le n. vulg. du séchion) et Nouv. Lar. ill. qui indique le plur. des choux-choux. Ac. 1932 enregistre la graph. chouchou. Et après Ac. aussi Dub. et Lar. Lang. fr. (qui note le plur. des chouchous, des chouchoutes). Mais cf. déjà Guérin 1892 et Lar. 20e ; ds Rob. et Lar. encyclop. on admet chou-chou ou chouchou.
Étymologie et histoire
1788 (Guillemin, Le Café des Halles ds Fr. mod., t. 11, p. 210). Redoublement expr. de chou*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. Chouchou : 7. Chouchoute : 9.
Dérivés
Chouchouter
verbe transitifBibliographie
Darm. 1877, p. 177. — Hollyman (K. J.). Lexicogr. calédonienne. Te Reo. 1970, p. 17. — Sain. Lang. par. 1920, p. 383.