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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

CHORÉVÊQUE

substantif masculin
HIST. ECCL.[Dans l'Église primitive, jusqu'au xie s.] Vicaire chargé de remplir les fonctions épiscopales dans les campagnes. Les pèlerins étaient innombrables. Les évêques et les chorévêques accouraient, pleins d'admiration (A. France, Thaïs, 1890, p. 281).
— P. ext. Dignitaire dans la hiérarchie orientale et dans certaines cathédrales d'Allemagne.
Prononciation et orthographe
[kɔʀevεk]. L'ensemble des dict. indique une durée longue pour la finale (durée due à l'amuïssement de l's de l'anc. forme evesque). Pour la prononc. de l'initiale par [k] cf. lettre C, graph. ch-. Ac. 1718 : chorevesque ; Ac. 1740-1930 : forme moderne.
Étymologie et histoire
1602 corevesque de Treve (Fauchet, Antiquitez, VIII, 11 ds Hug.); également corepiscope (Id., ibid., IX, ibid.); 1704 chorevêque (Trév.). Adaptation du lat. chrét. chorepiscopus (Blaise) empr. au gr. χωρεπίσκοπος (composé de χώρα « espace, campagne » et έπίσκοπος v. évêque) attesté dep. le concile d'Ancyre (314-315, Canon 13e ds Archéol. chrét.); évêques de titre et de pouvoirs inférieurs chargés des campagnes, les chorévêques furent pratiquement supprimés dans l'Église d'Occident à la suite du concile de Metz (888) qui leur ôtait ce qu'ils avaient encore des pouvoirs réservés normalement aux évêques; le terme est encore resté vivant dans certaines villes d'Allemagne pour désigner une dignité capitulaire purement honorifique (Naz).
Bibliographie
Ritter (E.). Les Quatre dict. fr. B. de l'Inst. nat. genevois. 1905, t. 36, p. 372.