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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

CHEVÊTRE

substantif masculin
A. —Vx. Licou. Chevêtre de crin; chevêtre de cuir (Ac. 1835-78).
B. —P. anal.
1.CHIR. Bandage maintenant la mâchoire inférieure en cas de luxation ou de fracture.
2.ARCHIT. Pièce de bois dans laquelle s'emboîtent les solives d'un plancher. Les planchers en bois, combinés avec des chevêtres, solives d'enchevêtrures, étriers, etc. (Viollet-Le-Duc, Entretiens sur l'archit., 1872, p. 322).
— P. ext. Poutre en bois, en fer ou en béton armé, dont les extrémités portent sur des piliers (cf. sommier, travée). Un chevêtre portant des galets sur lesquels roule le pont (J. Bourde, Les Trav. publ., t. 2, 1929, p. 307).
Prononciation et orthographe
[ʃ(ə)vε:tʀ]. [ə] muet noté ds les dict. hist. (Land. 1834, Littré, DG) ainsi que ds Passy 1914, Pt Lar. 1968 et Lar. Lang. fr. ; [ə] muet noté entre parenthèses ds Pt Rob. et Warn. 1968 (à ce sujet cf. chemin). Ds Ac. 1694 et 1718 sous l'anc. forme chevestre (pour cette forme cf. encore Nouv. Lar. ill. et Ac. Compl. 1842); ds Ac. 1740-1932 sous la forme moderne.
Étymologie et histoire
1.
a) Début xiie s. « muselière, licou » (Lois de Guillaume, éd. J. Matzke, § 20), considéré comme « vieux mot » dep. Encyclop. 1753;
b) 1741 chir. (Col de Villars, Dict. fr.-lat. des termes de médecine, p. 78);
2. 1280-90 chevestre « pièce de charpente » (G. de Bibbesworth, Traité sur la lang. fr., éd. A. Owen, 946). Du lat. class. capistrum « courroie utilisée dans un pressoir ».
Bibliographie
Perrochon (H.). Cheval et chèvre en Suisse romande. Vie Lang. 1961, p. 371.