CHASSELAS
substantif masculin— P. méton. Vin blanc fort agréable issu du cépage du même nom :
— Moi je prendrais bien quelque chose de chaud, est-ce qu'il y a du chasselas sur le feu, Madame Antoine? (, Les Sœurs Vatard, 1879, p. 29)
Remarque : Rob. Suppl. 1970 signale le néol. chasselatier, subst. masc. Viticulteur spécialiste du chasselas (cf. L. Levadoux, La Vigne et sa culture, Que sais-je, n° 969, p. 108 ibid.).
Prononciation et orthographe
[ʃasla] ou [ʃaslɑ]. [a] ant. pour la finale ds Pt Rob., Warn. 1968 et Lar. Lang. fr. (cf. aussi Gattel 1841 et Nod. 1844); [ɑ] post. ds Passy 1914, Barbeau-Rodhe 1930 et Dub. Pour la prononc. de la finale cf. -as. Buben 1935, § 63 note pour l'initiale : « devant -sse remontant à l'afr. -ce on fait entendre [a] : chasse (chacier, captiare), chasselas (autrefois écrit chacelas) ». À ce sujet cf. Fér. 1768 : chasselas ou chacelas avec la rem. : « le 1er est le meilleur et le plus conforme à l'usage ». Chacelas est mentionné ds Lar. 19e. Ds Ac. 1694-1932.
Étymologie et histoire
1673 chasselat (Délices de la campagne, p. 50 d'apr. Roll. Flore t. 3, p. 294); 1680 chacelas (Rich.); 1718 chasselas (Ac.). Du nom de Chasselas commune de Saône-et-Loire, proche de Mâcon, où fut d'abord cultivé ce cépage surtout pour la production de raisin de table.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 14.