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Voir également: chapelain, adjectif 
Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

CHAPELAIN

substantif masculin
A. —Anc. Bénéficier titulaire d'une chapelle. Les chapelains de la Sainte-Chapelle (Ac.) :
Bois-Doré... n'avait pas songé à signaler son retour à l'orthodoxie par des dons à l'église du village et des largesses au chapelain. (G. Sand, Les Beaux Messieurs de Bois-Doré, t. 1, 1858, p. 99)
B. — Prêtre desservant une chapelle autonome. Chapelain du roi, de la reine; chapelain du château, du collège. On arrêta un très-bon prêtre, chapelain de l'hôpital de Saint-Denis (Sainte-Beuve, Port-Royal, t. 5, 1859, p. 169).
— Proverbe. Comme chante le chapelain répond le sacristain.
Prononciation et orthographe
[ʃaplε̃]. Ds Ac. 1694-1932. Fér. Crit. t. 1 1787 : « Non pas chapellain, puisque l'e est muet. »
Étymologie et histoire
1155 chapelein « celui qui a la charge d'une chapelle et en est bénéficiaire » (Wace, Brut, éd. I. Arnold, 9605), répertorié comme anc. en ce sens depuis DG ; ca 1170 spéc. « prêtre attaché au service particulier du roi (ou d'une personne) » ([Chr. de Troyes], G. d'Angleterre, éd. W. Foerster, 88), répertorié par les dict. dep. Rich. 1680 « prêtre rétribué ». Dér. de chapelle1 *, suff. -ain*; cf. le lat. médiév. capellanus « clerc attaché à une cour seigneuriale ou desservant une chapelle » (741 ds Nierm.), également attesté au sens de « clerc attaché à la chapelle royale, gardien des reliques » (emploi adj. presbiter capellanus 742, ibid. ; v. aussi Du Cange t. 2, p. 119a ; empl. subst. 804 ds Nierm. ; v. aussi Naz, s.v. chapelain).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 115.
Dérivés

Chapellenie

substantif féminin
Dignité, bénéfice d'un chapelain. Aux princes, aux comtes, aux barons, elle [la Princesse Lointaine] promettait des royaumes; aux pauvres clercs faméliques, des chapellenies, des bénéfices, des reliques pour leurs couvents (J. et J. Tharaud, Le Chemin de Damas, 1923, p. 65). — Ds Ac. 1740-1878. Pour Fér. Crit. t. 1 1787 la graph. de Trév. chapelaînie est mauvaise puisqu'il s'agit de [ə] muet dans la 3e syll. — 1res attest. 1301 capelenie pic. (Cart. de Flines, II, 499, Hautcœur ds R. Hist. litt. Fr., t. 6, p. 302) — xive s. ibid., 1348 chappellenie (cité ds Mém. de la Sté de l'hist. de Paris et l'Ile-de-France, 1875, p. 213), av. 1453 chapellenie (Monstrelet, Chron., II, 187 ds Gdf. Compl.); de chapelain, suff. -ie*. — Fréq. abs. littér. : 1.