CHAMBRANLE
substantif masculinARCHIT., MENUIS. Cadre de bois ou de pierre composé de deux montants verticaux et d'un linteau, et qui borde une fenêtre, une porte ou une cheminée. Le chambranle de la cheminée (...) était encombré de laines, de bobines (, Ferragus, 1833, p. 107) :
Devant la porte marquée : « Vaton, homme de lettres » Marguerite tira la clef et l'homme de lettres appuya au chambranle son vertige et ses nausées. (, Augustin, t. 1, 1933, p. 330)
Syntagmes : Chambranle en marbre; chambranle chargé d'ornements; chambranle simple, mouluré; s'appuyer au chambranle, sur le chambranle.
Prononciation et orthographe
[ʃɑ̃bʀɑ̃:l]. Ds Ac. 1718 s.v. Chambransle ; ds Ac. 1740-1932 sous la forme mod.
Étymologie et histoire
1313 chambrande (Cpte d'ouvrages aux chât. des Ctes d'Artois, f° 42 ds Gay); 1389 chambramlle (Arch. hospit. de Paris, II, p. 149 ds Gdf. Compl.); 1518 chambranle (FEW t. 2, 1, p. 137b). Du lat. camerandus, gérondif substantivé du lat. camerare « construire en forme de voûte », d'où la forme primitive chambrande, devenue chambranle, prob. sous l'infl. de branler*. L'hyp. d'une altération du m. fr. chambril « lattis, lambris » (Dauzat 1973), dér. du lat. camerare, fait difficulté du point de vue phonét. (ne pouvant expliquer chambrande) et géogr., le m. fr. chambril (1340-41, Orléans ds Gdf.) étant empr. au lim. (fin xiie s., G. de Bornelh ds FEW, loc. cit., p. 137a), alors que chambrande, chambranle semble à date anc. bien implanté dans le nord. du domaine d'Oïl.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 133.
Bibliographie
Jaberg (K.). Zu den französischen Benennungen der Schaukel, Lautverstärkung und Lautvertauschung. Vox rom. 1945/46, t. 8, pp. 11-13. — Sain. Sources t. 2, 1972 [1925], p. 330.