CHAMAILLEUR, EUSE,
substantif et adjectifA. —Subst. masc. ou fém. Celui, celle qui aime se quereller pour des riens. Synon. batailleur, querelleur :
Quel ergoteur ! Quel chamailleur en paroles, quel disputailleur dans le vide et à faux que ce Rosny! (, Journal, 1889, p. 928)
B. —Emploi adj. Qui est d'humeur ou de nature batailleuse. La rumeur étouffée des relèves, le bourdonnement chamailleur des corvées (, Les Croix de bois, 1919, p. 225).
Remarque : Attesté ds les dict. dep. Rob.
Prononciation
[ʃamɑjœ:ʀ], fém. [-ø:z]. [a] ant. à la 2e syll. ds Lar. Lang. fr. Cf. chamailler.
Étymologie et histoire
1. 1571 « qui frappe violemment » (M. de La Porte, Epithetes, 190 et v° ds Hug. : Gendarme. Belliqueux... chamailleur) — 1611, Cotgr. ;
2. repris au xixe s. 1857-63 « qui aime à disputer » (Mérimée, Lettres à Edward Ellice, p. 522). Dér. de chamailler*; suff. -eur2 *.
2. repris au xixe s. 1857-63 « qui aime à disputer » (Mérimée, Lettres à Edward Ellice, p. 522). Dér. de chamailler*; suff. -eur2 *.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 2.
Bibliographie
Dub. Dér. 1962, p. 41.