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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

CAPITONNAGE

substantif masculin
TAPISSERIE. Action de capitonner. Un atelier de sellerie pour le capitonnage et le garnissage des cousins (Ch. Bricka, Cours de ch. de fer, t. 2, 1894, p. 121).
— P. méton. Ouvrage capitonné :
1. La puissante voiture fila (...). Les yeux fermés, enfoncé dans le capitonnage à la place juste où s'était appuyée Anne, Augustin s'absorbait dans un silence forcené. (Malègue, Augustin, t. 2, 1933, p. 202)
• P. métaph., péj. ou iron. :
2. Un remous heurte ma grande carcasse maigre au capitonnage rondelet de Mr Cléophas. Pas moyen de l'éviter. (A. Arnoux, Algorithme, 1948, p. 166)
— Spéc.,MÉD. « Procédé chirurgical destiné à supprimer une cavité (anévrisme, etc.) par rapprochement de ses parois opposées prises en masse au moyen d'une suture » (Méd. Biol. t. 1 1970).
Prononciation et orthographe
[kapitɔna:ʒ]. Ds Ac. 1932.
Étymologie et histoire
1871 (Th. de Langeac, L'Univers illustré, 14 oct. ds Littré Suppl.). Dér. du rad. de capitonner*; suff. -age*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 16.