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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

CANICHE

substantif
A. — Chien de l'espèce des barbets, à poils frisés et généralement très fidèle :
1. Omer l'admira, mystérieuse et lourde, escortée de ses chiens nombreux, roquets, loulous, caniches, pour qui elle partageait du sucre préalablement rompu avec ses dents. (Adam, L'Enfant d'Austerlitz, 1902, p. 280)
— Loc. Être fidèle, suivre qqn comme un caniche; être le caniche de qqn.
• Péj.[En parlant d'une pers.] C'est un caniche. C'est un être servile :
2. Tenir le ménage de son frère, être initiée à ses secrets de Lindor et de Don Juan, être sa servante, son caniche, fut le rêve de Brigitte; ... (Balzac, Les Petits bourgeois, 1850, p. 18)
B. —Emploi adj.[En constr. d'appos. ou d'attribut] Un chien caniche.
— P. métaph. Ce peuple [de Londres] est ainsi fait; son gouvernement peut être caniche, lui il est dogue (Hugo, Actes et paroles, 2, 1875, p. 21).
Prononciation et orthographe
[kaniʃ]. Ds Ac. 1762-1932.
Étymologie et histoire
1743 subst. fém. « femelle du barbet » (Trév.) ; 1829 subst. des 2 genres « chien barbet » (Boiste). Dér. de cane*; suff. -iche*; ainsi nommé parce que cet animal va volontiers à l'eau.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 154.
Bibliographie
Goug. Lang. pop. 1929, p. 96, 191. — Rog. 1965, p. 41, 177. — Sain. Arg. 1972 [1907], p. 105. — Sain. Lang. par. 1920, p. 281.