CALOT(T)IN, (CALOTIN, CALOTTIN)
substantif masculin— P. ext., fam. Partisan du clergé, clérical, dévot :
1. Je vais, je me lance, je parle en bons termes d'un vicaire, d'un ensoutané, et peut-être serai-je lu par des francs-maçons, des mangeurs de prêtres, qui vont encore me traiter de calotin. (, Les Vrais riches, 1891, p. 8)
• Adj., rare. Qui est propre aux partisans du clergé, aux dévots :
2. Il [Trouche] faisait sa toilette d'homme grave, essuyait de son visage marbré les hontes de la nuit, mettait une certaine cravate qui, selon son expression, lui donnait « l'air calotin ». (, La Conquête de Plassans, 1874, p. 1092)
Remarque : On rencontre ds la docum. a) Le subst. fém. calotinade. Action de calotin (cf. Verlaine, Correspondance [avec E. Lepelletier], 1872, p. 57). b) Le subst. fém. calotine. Hist. littér. Petite pièce de vers satiriques. (Attesté ds la plupart des dict. du xixe s. ainsi que ds Lar. 20e).
Prononciation et orthographe
[kalɔtε̃], fém. [-tin]. Calotin ds Littré, DG, Guérin 1892, Rob., Dub. et Lar. Lang. fr. ; calottin ds Besch. 1845; calotin ou calottin ds Lar. 19e, Lar. encyclop. et ds Quillet 1965.
Étymologie et histoire
I. Calotin 1717 « membre du Régiment de la Calotte (v. calotte, étymol. 1b) » (Sénecé, Œuvres choisies, 264 ds R. Hist. litt. Fr., t. 6, p. 289);
1. 1724 Etats calotins (Mémoire intitulé Premières séances des états calotins, Babylone, 1724 cité par Dict. des Lettres du XVIIIe s.); 1787 régiment calotin (Caylus, Œuvres badines, XI, Lant., 58 ds IGLF);
2. 1780, 8 juin « prêtre, ecclésiastique » (Arch. du Cher, C 134 ds Ann. Révol., V, p. 613 cité par Brunot t. 6, p. 19); 1789 (Le Moniteur, t. 2, p. 551 : Il faut mettre tous ces b.... de calotins à la lanterne);
3. 1851 « partisan du pouvoir temporel des prêtres » (Land.).
II. Calotine 1885 « dévote qui fréquente les prêtres » (P. Adam, Chair Molle cité par France). Dér. de calotte*; suff. -in*, -ine*.
1. 1724 Etats calotins (Mémoire intitulé Premières séances des états calotins, Babylone, 1724 cité par Dict. des Lettres du XVIIIe s.); 1787 régiment calotin (Caylus, Œuvres badines, XI, Lant., 58 ds IGLF);
2. 1780, 8 juin « prêtre, ecclésiastique » (Arch. du Cher, C 134 ds Ann. Révol., V, p. 613 cité par Brunot t. 6, p. 19); 1789 (Le Moniteur, t. 2, p. 551 : Il faut mettre tous ces b.... de calotins à la lanterne);
3. 1851 « partisan du pouvoir temporel des prêtres » (Land.).
II. Calotine 1885 « dévote qui fréquente les prêtres » (P. Adam, Chair Molle cité par France). Dér. de calotte*; suff. -in*, -ine*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. Calotin : 52.
Bibliographie
Monnot (R.). Dat. nouv. Fr. mod. 1952, t. 20, p. 224.