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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

BRINGUER

verbe intransitif
A. —Fam. ou pop. « Faire la bringue » (Bauche 1928) :
— Mais c'est inique!... Monsieur se barre!... Monsieur gambille!... Monsieur se trisse en excursion... Monsieur va bringuer en ville! L'ordure! Le voyou! (Céline, Mort à crédit, 1936, p. 627)
B. —Région. (Suisse romande, etc.). « Toaster, porter des santés » (Pierreh. Suppl. 1926). Cf. brinder.
Remarque : Attesté au sens A dans Rob. Suppl. 1970.
Étymologie
1res attest. 1542 terme de Suisse romande « toaster » (J. Boyve, Ann. II, 425 dans Pat. Suisse rom., s.v. bringa1 ); 1936 « faire la noce » supra ; dénominatif de bringue2 *, dés. -er.
— [bʀε̃ge]
— Fréq. abs. littér. : 1.
Dérivés

Bringueur, euse

substantif
Personne qui fait la bringue, débauché(e) (cf. Marcus, 15 fables célèbres [racontées en arg. par Marcus], 1947, p. 1). — [bʀε̃gœ:ʀ], fém. [-ø:z]. — 1re attest. [fin du xixe s. d'apr. Lar. Lang. fr.], 1953 Rob. ; dér. de bringuer « faire la noce », suff. -eur2 *.
Bibliographie
Barb. Misc. 25 1936, pp. 78-82. — Bise (G.). Gloss. du fr. région. dans la Haute-Broye fribourgeoise. Archivum romanicum. 1939, t. 23, p. 294. — Sain. Lang. par. 1920, p. 117.