BOX
substantif masculinA. —[Dans une écurie] Stalle où un cheval est logé sans être attaché. Entrer dans le box calmement, habituer le cheval à la présence d'un inconnu (, Guide vétér., 1944, p. 188).
— P. anal. Compartiment dans un garage ou emplacement particulier où l'on gare un véhicule. Ranger son automobile dans le box (, Némésis, 1918, p. 243).
B. —[Au Palais de Justice] Loge dans laquelle prennent place les accusés d'un procès. Ils ont ouvert la porte et m'ont fait entrer dans le box des accusés (, L'Étranger, 1942, p. 1182).
— P. ext. Partie d'une salle cloisonnée. Je suis arrivée au café la première (...) dans les boxes, des couples chuchotaient (, Les Mandarins, 1954, p. 76).
— En partic.[Dans un hôpital] Compartiment qui assure dans une salle d'hôpital l'isolement du malade.
Prononciation et orthographe
1. Forme phon. : [bɔks]. 2. Homon. boxe. 3. Forme graph. — Grev. 1964, § 295, signale d'une part : « Box [...] fait au pluriel boxes, à l'anglaise; [d'autre part] box est, comme en anglais, du masculin. On le francise parfois en boxe [et] on le fait alors féminin ». Lar. 19e donne uniquement boxe subst. fém., Littré box subst. masc. Guérin 1892, s.v. box subst. masc., signale cependant : « s'écrit aussi quelquefois boxe, et se prend alors au fém. ». Nouv. Lar. ill., Pt Lar. 1906 et Lar. 20e admettent box subst. masc. ou boxe subst. fém. À partir de Ac. 1932 les dict. enregistrent uniquement box. Tous les dict. écrivent des boxes au pluriel.
Étymologie et histoire
1. 1777 boxes plur. « loges de théâtre » (Linguet, Annales, I, 208 dans Bonn.); 1854, août box sing. (E. et J. de Goncourt, Journal, ibid.);
2. 1839 « stalle d'écurie » (Gayot, Guide du Sportsman, p. 18, ibid. : une boxe spacieuse);
3. 1879 « bureau, compartiment » au tribunal, le « box des accusés » (A. Daudet, Rois en exil, p. 152, ibid.);
4. 1928 « compartiment dans un garage pour loger une voiture » (Lar. 20e [et non Lar. Univ. 1922 comme semble l'indiquer FEW t. 18, p. 34]);
5. 1953 « compartiment qui sert à isoler un malade dans une salle d'hôpital » (Rob.). Angl. box attesté dans NED d'abord au sens de « boîte » dep. 1000, au sens 1 dep. 1609, au sens 3 dep. 1712 en partic. dans la lang. des tribunaux jury-box « box des jurés »; witness-box « box des témoins » réduits au 2e élément de composition box dep. 1822. Les emplois 4 et 5 sont dér. de 2 et 3 p. analogie.
2. 1839 « stalle d'écurie » (Gayot, Guide du Sportsman, p. 18, ibid. : une boxe spacieuse);
3. 1879 « bureau, compartiment » au tribunal, le « box des accusés » (A. Daudet, Rois en exil, p. 152, ibid.);
4. 1928 « compartiment dans un garage pour loger une voiture » (Lar. 20e [et non Lar. Univ. 1922 comme semble l'indiquer FEW t. 18, p. 34]);
5. 1953 « compartiment qui sert à isoler un malade dans une salle d'hôpital » (Rob.). Angl. box attesté dans NED d'abord au sens de « boîte » dep. 1000, au sens 1 dep. 1609, au sens 3 dep. 1712 en partic. dans la lang. des tribunaux jury-box « box des jurés »; witness-box « box des témoins » réduits au 2e élément de composition box dep. 1822. Les emplois 4 et 5 sont dér. de 2 et 3 p. analogie.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 35.
Bibliographie
Becker (K.). Sportanglizismen im modernen Französisch (auf Grund von Fachzeitschriften der Jahre 1965-1967). Meisenheim, 1970, p. 51, 54, 84, 333. — Behrens Engl. 1927, p. 59, 185, 218. — Bonn. 1920, pp. 15-16. — Darm. 1877, 254. — Gall. 1955, p. 263. — Mat. Louis-Philippe 1951, p. 116. — Tardel (H.). Das Englische Fremdwort in der modernen französischen Sprache. In : Festschrift 45. Versammlung deutscher Philologen und Schulmänner. Bremen, 1899, p. 362, 365, 368, 372, 391, 392, 395.