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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

BOUTURE

substantif féminin
HORTIC. Partie d'un végétal : branche, tige ou feuille que l'on plante en terre pour lui faire prendre racine. Faire des boutures (Ac., 1835-1932).
• P. anal. :
1. Toutes ces expériences établissent que les hydres possèdent en commun avec les végétaux le pouvoir de bourgeonner, de se reproduire par bouture ; ... (E. Perrier, La Philos. zool. avant Darwin, 1884, p. 217)
— Drageon qui pousse au pied d'un arbre :
2. Le chèvrefeuille des bois (...) se multiplie bien plus facilement (...) de marcottes, de drageons et de boutures que de semences. (J.-J. Baudrillart, Nouv. manuel forestier, trad. de Burgsdorf, 1808, p. 317)
• P. compar. :
3. D'après cette conjecture, les journaux seraient [à Rome] comme une bouture sortie du vieux tronc pontifical. (Sainte-Beuve, Portraits contemp., t. 3, 1846-69, p. 456)
Prononciation
[buty:ʀ].
Étymologie et histoire
1. 1446 « ce qui pousse, plante » (Delb. Rec. d'apr. DG);
2. 1583 « branche d'un arbre qu'on sépare de sa tige et que l'on plante en terre » (Ch. Estienne, J. Liébault, L'Agric. et Maison rustique, Paris, p. 90b);
3. 1611 « drageon au pied d'un arbre » (Cotgr.). Dér. de bouter* étymol. 1 e; suff. -ure*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 51.