BORDERIE
substantif fémininVx. Petite borde, petite métairie :
— Nous sommes douze paysans qui achetâmes, il y a deux ans, les terres de la Borderie, vendues par messieurs de la bande noire. Elles nous coûtèrent deux cents francs l'arpent, que pas un de nous ne donnerait à moins de huit cents francs maintenant, et produisent bien quatre fois de ce qu'en payait le fermier, quand il payait. (, Pamphlets pol., Gazette du village, 1823, p. 181)
Prononciation
[bɔʀdəʀi]. DG transcrit bòrd'-ri (lang. cour.); en vers, bòr-de-ri.
Étymologie et histoire
1311 « petite métairie » (A.N. JJ 47, f° 77 v° dans Gdf. Compl.), relevé aux xive et xve et xve s., dans des textes de l'Ouest (ibid. et Du Cange t. 1, p. 704b); à l'époque mod. bien attesté dans les dial. tourangeau (Rougé), angevin (Verr.-On.) et du Centre (Jaub.). Adaptation du lat. médiév. bordaria (dér. de borda, v. borde), attesté en 1031 (A. Tardif, Cartons, n° 263, p. 166, col. 1 dans Nierm.); à rapprocher de l'a. prov. bordaria « petite métairie » attesté ca 1120 Albigeois (Brunel, p. 25) et dès 974, sous la forme du lat. médiév. bordaria (Testam. Gars. Comit. Tolos., inter Probat. t. 2, Hist. occit., col. 128 dans Du Cange t. 1, p. 704b, s.v. borda, bordaria).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 3.