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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

BON(N)IR, (BONIR, BONNIR)

verbe
Arg. Raconter (de bonnes histoires) ou, p. ext., tenir un propos quelconque. Sans qu'il ait l'temps d'bonir « Amen » (Marcus, 15 fables célèbres, I, 1947, p. 3); ... prenaient un malin plaisir (...) à lui « bonnir » (...) des histoires extraordinaires (P. Vialar, La Mort est un commencement , Les Morts vivants, 1947, p. 111).
Syntagmes : Ne pas/plus en bon(n)ir une ou n'en bon(n)ir pas une (= se taire) : ... arrêtait brusquement son discours, n'en bonnissait plus une (A. Humbert, Mon bagne, 1880, p. 33), ... ne répondit pas (...) ne pouvait plus en bonnir une (A. Le Breton, Du Rififi chez les hommes, 1953, p. 45). — PARAD. (Quasi-)synon. affirmer, annoncer, assurer, dire, jacter, jaspiner, parler, pérorer, révéler.
Remarque : Dans certains ex., bon(n)ir se rapproche beaucoup du sens de bonimenter : ... pour f... dedans par des moyens appropriés, en bonissant, en l'étourdissant, celui qu'ils ont en face d'eux (Barrès, Mes cahiers, t. 10, 1913, p. 110).
Orthographe
Rob. Suppl. 1970 enregistre bonnir ou bonir (cf. aussi Guérin 1892). Le reste des dict. n'atteste pas le verbe.
Étymologie et histoire
1811 « dire » (Chanson argot., citée par Esn.). Prob. dér. de bon1 * pour « dire de bonnes histoires », dés. -ir
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 1.
Bibliographie
Sain. Arg. 1972 [1907], p. 121, 283. — Sain. Lang. par. 1920, p. 106, 252.