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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

BOLET

substantif masculin
Champignon, à pied central plein et quelquefois renflé en bulbe à la base, dont certaines espèces sont comestibles et d'autres vénéneuses ou suspectes :
1. Les Bolets constituent une famille de champignons où l'hyménium n'est pas étalé sur des lames. (L. Plantefol, Cours de bot. et de biol. végétale, t. 2, 1931, p. 159)
2. ... nous évitions avec soin les bolets de Satan à la queue rouge, et les faux cèpes que nous reconnaissions à leur couleur terne, à la raideur de leur ligne. (S. de Beauvoir, Mémoires d'une jeune fille rangée, 1958, p. 79)
Prononciation
[bɔlε].
Étymologie et histoire
Début xive s. (Gloss. Lat.-G., B.N.L., 7692 dans Gdf. Compl. : Boletus, boulet); 1505 bolet (Platine de honneste volupté, f° 90 v° , ibid.). Empr. du lat. impérial boletus, attesté dans la plupart des cas au plur., dep. Sénèque, Nat., 4, 13, 10 dans TLL s.v. 2066, 72; v. André, Bot. s.v.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 5.
Dérivés

Bolétique

adjectif
chim. Acide bolétique. Acide organique qui se trouve dans les bolets (cf. Dorvault, L'Officine, 1844, p. 135).Attesté dans la plupart des dict. gén. du xixe s. ainsi que dans Lar. 20e. — 1re attest. 1811 « acide extrait du boletus pseudo-igniarius » (Braconnot dans Annales de chim. et de phys., 79-80, p. 187), 1853 « acide identifié avec l'acide fumarique » (Dessaignes dans Comptes Rendus de l'Ac. des sc., t. 37, p. 783); dér. de bolet, suff. -ique*.
Bibliographie
Hasselrot (B.). Ét. sur la vitalité de la dimin. fr. au 20e s. Uppsala, 1972, p. 11. — Sigurs 1963/64, p. 456.