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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

BLÊMISSEMENT

substantif masculin
Action de devenir blême :
1. En approchant, cela prit forme, et s'ébaucha derrière les arbres avec le blêmissement de l'apparition; la masse blanchit ; le jour qui se levait peu à peu plaquait une lueur blafarde sur ce fourmillement à la fois sépulcral et vivant, les têtes de silhouettes devinrent des faces de cadavres, ... (Hugo, Les Misérables, t. 2, 1862, p. 104)
— P. métaph. :
2. Si vous livrez le peuple au scepticisme obscur ... Alors tout flotte; alors la conscience humaine A des blêmissements pires que la noirceur. (Hugo, Toute la lyre, t. 2, 1885, p. 326)
Remarque : Néol. pour Ac. Compl. 1842, Besch. 1845, Lar. 19e.
Prononciation
[blεmismɑ̃] ou [ble-]. Cf. blêmir.
Étymologie et histoire
1190 « action de rendre blême par une offense, une blessure » (Marie de France, Purgatoire de Saint-Patrice, 964 dans T.-L.); 1564 « fait de pâlir » (J. Thierry, Dict. fr.-lat.); 1771, Trév. remarque « blemissement. Pâleur. Ce mot n'est pas reçu; c'est dommage »; 1800 (Boiste : Blémissement. Paleur). Dér. du rad. du part. prés. de blêmir*; suff. -ment1 *.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 6.