BLUFFEUR, EUSE,
substantif et adjectifA. —[Au jeu de poker] Le bloffeur monte toujours, les adversaires intimidés lâchent la partie (, Dict. d'arg., Suppl., 1899, p. 47).
B. —P. ext., dans la lang. fam. :
1. Il était venu de Yougoslavie, ce brebis, pour se faire embaucher. Un autre miteux m'a adressé la parole, il venait bosser qu'il prétendait, rien que pour son plaisir un maniaque, un bluffeur. (, Voyage au bout de la nuit, 1932, p. 278)
2. mademoiselle andriot. — Et il semble en outre qu'elle soit un peu bluffeuse. ravier. — Vous voyez, vous devenez méchante. Bluffeuse ? (, Celles qu'on prend dans ses bras, 1950, I 2 p. 782)
Prononciation et orthographe
[blœfœ:ʀ], fém. [-ø:z]. Pour la forme bloffeur, cf. bluffer.
Étymologie et histoire
1895 bluffeuse (Bourget, Outre-mer, I, 125 dans Bonn.). Adaptation de l'anglo-amér. bluffer (1850 dans DAE), dér. de to bluff (bluffer*).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 9.
Bibliographie
Behrens Engl. 1927, p. 108, 211. — Bonn. 1920, p. 11.