BITTE
substantif féminin Billot de bois ou de fonte, à tête renflée, fixé sur le pont des navires, le plus souvent par paires, autour duquel sont enroulées les amarres de bord :
1. ... l'arbre du gouvernail rompu, les drosses déclouées, les pavois rasés, les bittes emportées, le traversin détruit, la lisse enlevée, l'étambot cassé. C'était toute la dévastation frénétique de la tempête. (, Les Travailleurs de la mer, 1866, p. 224)
2. Il y a plusieurs avaries. Les bittes ou pièces de bois verticales tenant le beaupré ont été arrachées au ras du pont. On installe au moyen de palans des étais de fortune et le beaupré est amarré aussi solidement que possible. (, L'Or, 1925, p. 63)
— En partic. Sur le quai, borne qui sert à amarrer les câbles :
3. J'aperçus la femme... deux agents de police l'accompagnaient... et l'on voyait leurs deux vélos appuyés à la bitte du quai... (, La Mort est un commencement, Le Petit jour, 1947, p. 94)
Prononciation et orthographe
1. Forme phon. : [bit]. 2. Homon. : bit et bite. 3. Forme graph. — Gattel 1841 enregistre la vedette au pluriel.
Étymologie et histoire
1382-84 mar. (Compte du clos des Galées de Rouen, p. 77 dans IGLF Techn.). Empr. à l'a. nord. biti « poutre transversale dans le toit d'une maison » (De Gorog, p. 8; Vidos Tecn., p. 36; Falk, p. 47), auquel correspondent l'isl. mod. biti, le norv. mod. bite. (De Vries Anord, s.v. biti 2).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 35.
Dérivés
Bitton
substantif masculinBibliographie
Brüch (J.). Bemerkungen zum französischen etymologischem Wörterbuch E. Gamillschegs. Z. fr. Spr. Lit. 1927, t. 49, p. 306. — Brüch 1913, p. 10, 39. — De Gorog 1958, p. 64. — Sain. Sources t. 1 1972 [1925], p. 40, 47, 173; t. 2 1972 [1925], p. 295, 306; t. 3, 1972 [1930], p. 106. — Vidos (B.E.). Profilo storico-linguistico dell'influsso del lessico nautico italiano su quelle francese. Arch. rom. 1932, t. 16, p. 259.