BILER (SE)
verbe pronominalPop.[Presque toujours négatif ou à valeur négative dans un contexte] Se faire de la bile*, se faire du souci. Il n'a pas l'air de se biler pour son copain (, Rêverie d'un policier amateur, 1945, p. 199) :
Le vin (...) faisait oublier à ces hommes que la vie n'est qu'une pauvre chose, et que le destin est amer. Après du vin, voilà qu'ils avaient de la paille : pourquoi se « biler ? » (, Gaspard, 1915, p. 45)
Remarque : On rencontre dans la docum. a) Le part. prés., adj. bilant, ante, pop. N'être pas bilant. Synon. de n'être pas bileux. — ... C'est là qu'il est facile à vivre, et doux, et pas bilant (Aragon, Les Beaux quartiers, 1936, p. 62). b) L'adj. bilé, ée. [En parlant d'aliments] Qui a été soumis à l'action chimique de la bile. Aliments salivés, gastriqués, bilés ou non (C. Bernard, Cahier de notes, 1860 p. 41).
Étymologie
1re attest. 1894, supra ; dér. de bile*, dés. -er.
— (se) [bile].
— Fréq. abs. littér. : 5.
— (se) [bile].
— Fréq. abs. littér. : 5.