BICORNE
nom1. Par ellipse. Chapeau bicorne, chapeau muni de deux pointes.
« Alain disait vrai. On voyait briller en haut de la falaise les bicornes galonnés. » (Fortuné du Boisgobey, Double-Blanc, tome 2, Paris : chez Plon & Nourrit, 1889, page 226)
« Quelquefois ces histoires finissaient mal. On allait chercher les gendarmes. Une grande émotion secouait le village, le tirait de sa torpeur : les commères debout sur leurs portes regardaient curieusement les bicornes, qui chevauchaient d’une maison à l’autre, poursuivant leur enquête. » (Émile Moselly, Terres lorraines, 1907)
« […], Bédouin, vêtu d’un pantalon de gendarme, d’un habit rouge, coiffé d’un bicorne et nanti de sa hallebarde de suisse, vint le prendre à son banc, et, de force, le contraignit à se mettre à genoux au milieu de la nef. » (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
« […], M. B. sortit de sa tente coiffé d'un superbe bicorne à plumes blanches. Il y avait là, paraît-il, une infraction flagrante au protocole, qui réserve cet ornement aux seuls chefs de mission. » (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 269)
« La foule était considérable. En tête, dans sa tenue d’apparat, coiffé d’un bicorne, hallebarde sur l’épaule, le bedeau ouvrait le ban. » (Nathalie de Broc, La Tresse de Jeanne, Place des éditeurs, 2012, chapitre 2)