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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

BARBÉ, ÉE,

adjectif
Vx, inus.Synon. de barbu :
1. Les bouvreuils ont pour caractère principal un bec court presque aussi haut que long, à mandibules barbées, la supérieure dépassant l'inférieure. (H. Coupin, Animaux de nos pays, 1909, p. 133)
• Emploi subst. :
2. Vu au microscope les divers mangeurs de pucerons : le jaune transparent, le barbé hérissé de blanc; ce n'est pas encore le lion des pucerons, la nymphe des ténébrions meuniers. (Michelet, Journal, 1857, p. 333)
— P. anal.,BOT. Muni de barbes. Épi barbé.
— Spéc.,HÉRALD. « Il ne se dit que de la barbe du coq, des dauphins ou des comètes, quand elle est d'un autre émail que le reste de la pièce » (Ac. Compl. 1842).
Étymologie et histoire
I.— Ca 1100 barbet « barbu » (Roland, éd. Bédier, 65 : Guarlan le barbet) — xve s. Millet dans Gdf., repris comme terme de bot. 1838 dans Ac. Compl. 1842.
II.—
1. xiiie s. [date du ms.] « (d'un objet) barbelé » (Chr. de Troyes, Chevalier Lion, éd. Foerster, 2819 : Et cinc saietes barbelees [variante : et tout plein de seetes barbees]) — xve s., Arch. Nord, 133597, n° 125769 dans IGLF Litt. ;
2. 1690 spéc. hérald. (Fur.). I empr. au lat. barbatus « barbu » (Plaute, Men., 854 dans TLL s.v., 1745, 22); II dér. de barbe1 *; suff. -é*.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 3.
Bibliographie
Lew. 1960, p. 235.