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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

BAPTISÉ, ÉE,

participe passé et adjectif
I. —Part. passé de baptiser*.
II. —Adj. Qui a reçu le baptême :
1. Corneille, il est vrai, attribue, on le voit, cette toute-puissance et ce miracle de la grâce en Polyeucte à l'effet direct du baptême, au sacrement qui lui a été conféré, plutôt qu'à une influence singulière et plus invisible, venue sans cet appareil extérieur dans un cœur déjà baptisé. (Sainte-Beuve, Port-Royal, t. 1, 1840, p. 134)
2. En tant qu'homme raisonnable, je ne crois pas en Dieu. En tant que chrétien baptisé, je suis bien obligé d'y croire. (Montherlant, Malatesta, 1946, p. 454)
— Emploi subst. :
3. En effet, la vertu sanctifiante de ce sacrement [le baptême] résulte de l'acte extérieur par lequel il est conféré, sans que le baptisé coopère à sa propre sanctification par aucun acte personnel; s'il en était autrement on ne l'administrerait point aux nouveau-nés. (A. France, L'Île des pingouins, 1908, p. 42)
• Arg. (cf. baptême C loc.). « Aviateur qui a fait son premier vol (avec défense de rien toucher aux commandes) en compagnie d'un moniteur ». Le baptisé descend un peu pâle (Esn. Poilu, 1919, p. 62).
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 381. Fréq. rel. littér. : xixe s. : a) 313, b) 492; xxe s. : a) 756, b) 633.