BALLOTTER1
verbeA. —Emploi intrans., vx, inus. Voter avec des ballottes.
Remarque : L'Ac. 1798 note : « il est peu d'usage en ce sens »; attesté cependant dans la plupart des dict. généraux.
B. —Emploi trans., vieilli,POL. Renvoyer à un second tour de scrutin l'élection de candidats dont aucun n'a obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés :
Après plusieurs tours de scrutin, l'assemblée a ballotté MM. X et Z, qui avaient réuni le plus grand nombre de voix. (Lar. 19e , 1867)
Remarque : Dans ce 2e sens le verbe a sans doute subi l'infl. de ballotter3, terme de jeu de paume.
Prononciation
[balɔte], (je) ballotte [balɔt].
Étymologie et histoire
a) 1492 avr. « élire par ballotage » (Ord., XX, 31 dans Gdf. Compl. : Pour faire et creer les officiers, baloter et eslire) — 1671 (F. Pomey, Le Dict. royal augm., 2e éd., Lyon);
b) 1800 « renvoyer à un 2e scrutin quand aucun des compétiteurs n'a obtenu la majorité absolue » (Boiste). Plus prob. dér. de ballotte « petite balle » étymol. 2 qu'empr. à l'ital. ballottare attesté en ce sens dep. le xvie s. (Sassetti, 55 dans Batt.).
b) 1800 « renvoyer à un 2e scrutin quand aucun des compétiteurs n'a obtenu la majorité absolue » (Boiste). Plus prob. dér. de ballotte « petite balle » étymol. 2 qu'empr. à l'ital. ballottare attesté en ce sens dep. le xvie s. (Sassetti, 55 dans Batt.).
Statistiques
Cf. ballotter3.