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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

BÉNIGNEMENT

adverbe
Vieilli
A. —[Le plus souvent devant un verbe] D'une manière bénigne, avec bonté et douceur. Accueillir, promettre, parler, recevoir bénignement. Synon. défavorablement, malignement, méchamment :
1. Elle me promit ensuite bénignement de ne point faire connaître mes calomnies à ma grand'mère et de me garder le secret sur ces abominables lettres. (G. Sand, Histoire de ma vie, t. 3, 1855, p. 118)
Remarque : Attesté dans les dict. gén. à partir de Ac. 1798.
Syntagmes : S'excuser bénignement; avoir des yeux bénignement féminins (Aymé, Traveligne, 1941, p. 18).
B. —En partic.[En parlant de l'état de maladie ou du résultat d'une maladie] Être bénignement atteint :
2. La rougeole est si bien installée au pays, que tout le monde y passe. Titite en est sortie très vite et bénignement. (G. Sand, Correspondance, t. 6, 1812-76, p. 350)
Prononciation
[beniɳ(ə)mɑ̃].
Étymologie et histoire
Ca 1175 « avec bienveillance » (Benoit, Ducs de Normandie, éd. Carin Fahlin, 10387 : Moct respondi benignement As diz de lor requerement). Dér. de l'a. fr. benigne adj. des 2 genres (bénin*) ; suff. -ment2 *.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 7.