AÏE
substantif féminin[*FEW (XXV, 1221b) : avia]
Region. (Picardie, Wallonie) Atant soy partirent, et li roy Chairle alat à Paris et li roy Joihans revint à Lucemborch où sa soreur astoit aveque son aye, le meire l'emperzur Henri (JEAN D'OUTREM., Myr. histors B.B., t.6, a.1400, 267 )
'...je vous tesmongne que seul esteiz en monde dé trois giestez ['familles'] et que tout le bon sanc que Charlot ne my avons, c'est de l'empire de Romme de vostre costeit, car vostre aye fut annee ['aînée'] de nostre mere.' (JEAN D'OUTREM., Myr. histors G., a.1400, 48 )
...car vostre aye fut annee de nostre mere (JEAN D'OUTREM., Myr. histors G., a.1400, 48 )
Deux en fondat Ogier le duc et nommat l'un[e] Flandrine et l'aultre Florentine, qui furent ainsy aprés les II ayez Ogier : la mere de son pere et la mere de sa mere (JEAN D'OUTREM., Myr. histors G., a.1400, 156 )
De parens de ceste cy [Jehanne, reine de Jérusalem] , se nous voulons les aies, les taies, les proaies jusques en la fin demener et querir, nous n'arresterons de ça que par nombres pluseurs montans du roy Eudarden, premier de Ylion aucteur et fondeur nous parvendrons, duquel le pere fut Joves, selon les anciens. (Cleres nobles femmes B.H., t.2, 1401, 189 )
Remarque : Influence de taye (FEW XXIV, 649a : atavia).
Voir aussi taye2