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Voir également: avoyer, nom masculin 
Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

AVOYER2

verbe
I. —Emploi trans.
A. —Vx et inus.Avoyer qqn. Diriger, mettre quelqu'un sur la bonne voie. Avoyer une personne égarée (Lar. 19e, Nouv. Lar. ill.).
Remarque : Attesté ds Ac. Compl. 1842, Lar. 19e, Guérin 1892 et Nouv. Lar. ill.
B. —TECHNOL. Avoyer une scie. Lui donner de la voie en écartant ses dents alternativement à droite et à gauche :
La dent [des scies à dents rapportées] étant plus large que le disque, ces scies n'ont pas besoin d'être avoyées. (R. Champly, Nouv. encyclop. pratique, t. 11, 1927, p. 28)
II. —Emploi intrans.,MAR.,inus. « Changer de direction, en parlant du vent quand il change de rumb » (Ac. Compl. 1842). Le vent avoye, semble vouloir avoyer (Lar. 19e).
Dérivés

Avoyage

substantif masculin
Action d'avoyer une scie. (1927, R. Champly, Nouv. encyclop. pratique, t. 11, p. 11 et 40; suff. -age*).
Prononciation
[avwaje], j'avoie [ʒavwa] (conjug. d'aboyer, cf. Ortho-vert 1966).
Étymologie et histoire
1. Ca 1175 aveer « mettre en chemin, diriger » (Chr. de Troyes, Chevalier Lion, éd. W. Foerster, 4988 ds T.-L. : Einsi parlant la convea Tant qu'au droit chemin l'avea); ca 1175 pronom. « se mettre en chemin » (Id., ibid., 5808, ibid. : Maintenant se sont avoiiees, Si s'an vont grant joie menant), « vieux mot » dep. Trév. 1752;
2. 1732 mar. (Rich. : On dit, sur la mer : le vent d'Est s'avoia, pour dire, commença à soufler, ou soufler d'un autre rumb. Il vient de voie et est non seulement fort vieux, mais bas);
3. 1922 technol. (Lar. univ. : Avoyer [...] Donner de la voie aux scies en écartant les dents). Dér. de voie*; préf. a-1 *, dés. -(i)er.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 20.
Bibliographie
Bél. 1957. — Forest. 1946. — Mots rares 1965.