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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

AVIVAGE

substantif masculin
Action d'aviver. Avivage des couleurs. Cf. également ravivage.
A. —MÉTALLURGIE. :
1. [Dans le nickelage de l'aluminium,] le sablage à faible pression a l'avantage de permettre un dépôt de nickel susceptible d'être poli par simple avivage... (M. Gasnier, Dépôts métalliques directs et indirects, 1927, p. 252)
B. —MIROITERIE. Premier poli que le miroitier donne à la feuille d'étain, en la frottant légèrement de mercure.
Remarque : Attesté ds Ac. Compl. 1842, Besch. 1845, Littré, Lar. 19e, Guérin 1892, Nouv. Lar. ill. et Quillet 1965.
C. —TEINTURE. Opération « qui a pour objet d'enlever au coton passé dans la garance sa teinte brune et sombre » (Chesn. 1857); « Renforcer la nuance d'un tissu, en ramenant à leur nuance primitive des teintes rabattues au cours des manipulations dans la teinture et l'impression des étoffes » (Duval 1959). Avivage du coton :
2. ... on lui donne de l'éclat, [au coton après le garançage] par l'avivage (...). L'avivage consiste à faire bouillir pendant six à sept heures, le coton dans la lessive de 30 kilogrammes de soude, (...) à laquelle on ajoute 8 à 9 kilogrammes de savon. (C.-L. et A.-B. Berthollet, Éléments de l'art de la teinture, t. 2, 1804, pp. 152-153)
Prononciation
[aviva:ʒ].
Étymologie et histoire
1723 technol. (J. Savary des Bruslons, Dict. univ. de comm., Paris : Avivage. Terme de miroitier. C'est la première façon que l'on donne à la feuille d'étain, pour recevoir le vif-argent. L'avivage se fait en frottant cette feuille avec du vif-argent, mais sans l'en charger; en sorte néanmoins qu'elle devienne aussi vive et aussi brillante, que si c'était un miroir). Dér. d'aviver* technol.; suff. -age*.
Bibliographie
Chesn. 1857. — Duval 1959. — Mots rares 1965.